Rêve

Mercredi 31 décembre 2008

Ca y est.

Ce bonheur que j’attendais depuis si longtemps m’est tombé dessus sans que je ne m’y attende vraiment.

J’ai volé des clés sur un gigantesque pommier, à l’envergure à la fois tendre et protectrice. Elles m’ont ouverte cette porte cochère au bois verni qui me refusé autrefois son entrée.

Aujourd’hui, je suis le bonheur, il m’a montré son chemin et le labyrinthe devient désertique. Les mots me manquent même pour exprimer ce que je ressens. Ils trahiront sûrement la pensée qui est mienne et fait de ma réalité mon rêve.

Je ne l’attendais plus. Il est venu. J’avais cessé toute activité équestre, je me retrouve sur son destrier. J’avais arrêté de croire en l’espoir, voilà qu’il a effacé mon désespoir.

 

Manel va être contente. Je suis « in love ».

 

 

[Kiji wa nisi desu. / rozdział jest zły.]



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Lundi 1 décembre 2008

Souvent, ça me prend, comme ça, d'un pet.

Je me mets à écrire ,et puis ça coule, ça vient tout seul, la plume rédige. Je crois que j'ai une plume intelligente. J'ai de la chance.

Voici mon dernier petit texte en totale impro, ce matin.


 


Je suis juste une rêveuse égarée,
Seulement une princesse des temps nouveaux, aux songes défaits.
Une once de mauvaise chance,
Un soupçon d'insouciance.
Seulement une demoiselle en quête de renouveau.
Je rêve.
J'espère.
Je me parfume à l'espoir, je me maquille au désespoir.
Je m'habille de terreur, je me vêtis de bonheur.
Paradoxe.



Je ne veux pas d'une couronne.

Je veux juste un prince charmant.



Tu crois que ça existe encore ?


 

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Samedi 8 novembre 2008

« Où va-t-on les yeux noirs. »

Jean. Converses. Une touche féminine. Masculinité. Des rêves plein la tête. Des notes plein le cœur. Une bande de potes. Soirées commentaires de matches. Adieu Chiffons et torchons, filles et talons.

« Une fille au masculin. »

Veston. Chemise et cravate. Androgynéité. Une petite voix s’élève au milieu des rires graves. Adieu les sourires niais et les tons dindes. La porte de la foule masculine s’ouvre. Intrus dans un monde inconnu de maquillage et vêtements affriolants, je me suis exilée.

« Un garçon féminin. » 

Bonjour jeune homme. Mad’moiselle. Pardon. Erreur. Fatalité. Sujet trompeur, sourire fatidique. Je ne suis pas fréquentable. Perdue d’avance. Vicieuse, mesquine, mutine. Garçon manqué(e), je n’oublie pas de jouer. Joueuse éperdue.

Fort heureusement. Je ne suis pas seule.


Et puis, je suis heureuse, comme ça. Avec Eux.

 

 



 

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Lundi 20 octobre 2008

Je vis dans un monde froid, et je calligraphe des lettrines dorées pour balancer des mots sur un papier numérique. Je choisis ma plus belle écriture pour te dire combien je t’aime. J’aurai pu te dire combien je l’aime ou lui dire combien je t’aime, mais je préfère m’adresser à toi, mystérieux lecteur, qui ne me lira jamais.

Chaque soir, chaque nuit, je rêve de tes yeux étrangement vairs, et je sens les larmes couler dans l’ineptie de mon incapacité triste. Incapable de te dire combien tu me hantes, combien tu me manques. Chaque nuit, je me perds dans de sombres rêves plus atroces les uns que les autres, plus sordides chaque fois, plus déprimants chaque matin.

Rêveuse. Je le suis. Amoureuse. Malheureusement. Aucun répit ne m’accordera la vie, tant que je ne serai pas la fille heureuse que je rêve d’être malgré tout. Le rêve, encore et toujours. Et je rêve de savoir que tu m’aimeras un jour. Je rêve. Je rêve et je ne dis rien, et je manie les mots avec plus d’incapacité que jamais. J’exulte et j’exalte.

Toi qui ne tomberas jamais sur ses mots. Tu es mon étoile parmi les autres, tu es celui qui me rend un peu artiste, un peu fantaisiste. Toi qui ne verras jamais cette flamme qui brûle en moi, sache que la bougie pauvre que je suis, sombre dans un cauchemar sans fin de mèches rallumées.

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Samedi 4 octobre 2008
 

Chaque jour un peu plus. Chaque fois que je te vois mes sourires s'effacent. Je serai presque en pleurs si l'on ne me retenait pas. Si tes yeux ne riaient pas tant, je serai probablement enfouie sous mes draps. Mes remords et mes regrets seraient les plus puissants. Tu m'enfonces six pieds sous terre, tu me tires au delà des nuages. Ambiguïté certaine, double entité possible ?

Je rêve de tes sourires, je me rappelle tes rires. J'espère ta voix, j'ose songer à tes mots, me souvenir de tes gestes. Ta douceur. Ton odeur. Ta gentillesse. Tes moqueries. Toi.

Serait-ce trop te demander que d'immortaliser ces instants de joie insignifiante ? Tu ne comprends pas probablement le fond de mes pensées, la profondeur de mes ressentis, mais je ne t'en veux pas. Je ne peux t'en vouloir d'un inconnu, je n'ai droit que d'espérer ton bonheur.

Toi qui me hante. Toi qui me fait sombrer dans un gouffre de joie et de douleur. De rêve et de chaleur, de froideur et de malheur. Toi qui respire mes jours et me fait vivre mes nuits.

 

 

 

Trois mots qui se suivent. Quatre notes qui résonnent. Un rêve qui s'illumine dans son sourire. L'odeur masculine de son allure tinte dans mes narines, alors que vibre l'éclat de ses pupilles de vair dans mon cœur. Chacun de ses mouvements semblent imprimés dans mon être, malgré les heures qui passent. Rien ne s'amenuise, tout s'accentue.

Dreaming about you. Loving you. I'm sorry telling you my hope.

Un espoir de rêve entre tes bras. Un espoir de me retrouver sur ton torse, enlacée par ton parfum. Un espoir de me réchauffer avec ta veste, de fermer mes paupières au creux de ton cou, de faire battre ton coeur.

I hope, I'm completely sorry to fall in love. Such a shame !

 

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Vendredi 22 août 2008
Loin de l’image de dandy dont je rêvais. Adieu chemises et cravates, Joli Cœur et derbies vernies. C’est un regard d’ambre profond qui a fait chavirer mon embarcadère. Je parlais d’attirance simple, serait-ce un peu plus que cela ?
Après ce regard magnétique et envoûtant vint ce sourire chaleureux, doux et joyeux, faisant plier les rides de ses yeux rieurs. Rien n’est plus craquant qu’un sourire franc. Adieu le monde hypocrite de mes dandys chevronnés.
J’ai choisi un champion olympique en matière de chevrons sautés. Au moins je puis rire, sourire et rêver en même temps. Assez étrange, quand on pense que débattre puisse me passionner.
Je ne savais pas ce qu’était une passion, je peux le deviner. Sa voix semble résonner dans mes tympans, en même temps que le titre de cette chanson contradictoire que j’ai entendu : I don’t love you. Serait-ce un paradoxe ?
Un regard. Un sourire. Une voix. Un prénom. Le même jeune homme.

 

Loin d’être un cœur d’artichaut, je repère rapidement un gentilhomme, mais loin s’en faut, tomber amoureuse ne m’arrive pas souvent, être irrésistiblement attirée est une sensation bien étrange. Je n’arrive pas à comprendre.

Rêver sans savoir. Douter et puis s’interroger. Etre angoissée mais terriblement heureuse. Malheureuse et certaine. Un mélange de paradoxes contrastés. Une entité dédoublée. 
Serait-ce les affres d’une passion incandescente sans nom ni contenu ? Ou reconnaît-on ici les symptômes traitres d’une rêveuse épanouie ?
Mon cœur ne s’emballe pas lorsque je le vois, mais mon ventre se noue, mes mains moites tremblent et mes yeux pétillent. Sans vouloir chanter, mes mots butent, trébuchent mais ne se perdent jamais. Je doute, je panique, et en proie à l’effarement, j’ai peur d’être ridicule.

 

C’est un appel à l’aide, un appel à l’amour, car sans même jamais le citer, il est omniprésent, et dans un désespoir d’espoir, j’espère et je m’inquiète.

 

Pourvu qu’il ne tombe pas sur ces mots.

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Vendredi 22 août 2008
« This is a SOS. » C’est ce que chante un groupe en pleine effervescence, à la barbe naissante et aux fans hystériques : Jonas Brothers. Et oui, je connais, j’aime bien.

J’ai envie de les accompagner dans leurs prières et de joindre Ridan à mes demandes. Nous sommes en danger. Le monde est en danger. Personne ne fait plus attention à rien et la paix n’est plus. Pourquoi la haine, la rage et al colère régissent-ils notre planète bien aimée ? Alors que les plus doux des sentiments dorment au fond de nous ?
Nous avons tous, plus moins enfouie, plus ou moins cachée, une part de douceur. Et tandis que certains pestent contre les effondrements multiples de la surface, d’autres s’efforcent de dissimuler au mieux leurs pensées – par obligation ou résignation- . De quel côté vous situez vous ? Je vous le demande. Interrogez-vous.

Si je dois répondre, sincèrement, à cette question que je vous pose, dans un premier temps, je dirais que je crois profondément en l’amitié. Je sais où sont mes amis, et ceux sur qui je peux compter, contrairement à quelques naïfs qui ignorent tout de la compliquée réalité. Par ailleurs, l’amour est pour moi une source de joie, une sorte de fontaine de jouvence que beaucoup fuient, et que je crains, que je redoute, tout en voulant la côtoyer. C’est un sentiment étrangement paradoxal, mais tant réaliste. Je dois avouer avoir douté, avoir cru que jamais je ne connaîtrais cette palpitation singulière du cœur, ce pétillement des iris. Mais maintenant que j’en connais la saveur, je ne vais pas abandonner, et je vais tenter d’en découvrir d’autres facettes, aux recettes plus épicées, différemment assaisonnées.

Amour et bonheur sont amis et longtemps j’ai cru voir la porte de la joie verrouillée, mais en posant mes doigts sur la poignée, j’ai pu constater qu’elle était juste poussée. En l’ouvrant grandement, j’ai pu goûter la chaleur de ses rayons, la saveur de ses fruits, la douceur de son goût.

Que l’on ose me dire que c’est mauvais…
J’ose croire au bonheur, en l’amitié et l’amour. 
J’espère la paix et la tolérance.


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Mercredi 4 juin 2008
Tout commence par une révision de mes gammes, de mes arpèges, et un sourire éclaire mon visage ennuyé par les années.
Un livre en main, je m’échappe doucement entre les ruelles de la ville sage, croisant le boulanger et son plateau bien garni.

« La tête ailleurs et ce petit air audacieux. »

Avec vous, ensemble à chaque instant, et rien ne peut nous retenir. Les rêves qui nous sont commun écriront notre histoire.
C’est comme une histoire d’amour, nuit et jour, notre vie est comme un roman trop court, qu’il faudrait inventer s’il n’avait été.

« Un monstre sacré qui met tous les monstres KO. »

Un sourire et tout le monde nous idole. On va s’offrir un voyage autour du monde des rêves car rien ne peut nous séparer, dix sur dix en amitié.
Un jour tu verras, tout basculera. Nous aurons cette reconnaissance. Tu comprendras ce cri au fond de toi que ton cœur te chantera.

« Que que natura. »

C’est de l’histoire nouvelle, la passion se lit dans mes eux, et je suis amoureuse. Mon cœur s’écrie pour tous mes amis.
Regarde bien à l’est, j’ai fait une entrée triomphale, le chemin à faire est long mais je veux faire ce qu’il me plait.

« On parle de cœur à cœur. »

Je ne vois pas les choses à leur manière. Pas gâtée par la vie, j’ai des couic et de couacs à gogo. Moi je voudrais voir le monde danser, avec vous.
Le monde humain c’est la pagaille, bonjour la calamité. Esclavagés, prisonniers, on bosse toute la journée en tournant dans un bocal.

« On fait carnaval tous les jours. »

J’suis une grande voyageuse, j’adore m’balader dans les pays d’mes rêves. Et si votre route est mon but, la planète m’appartient, votre chance est unique.
Ca souinge comme un pied, comme ces gars qui veulent chanter. Nouvelle star quelle pitié. C’est pire que l’ennui mais la musique c’est comme une acrobatie.

« Plus de passion, plus de cœur et d’abandon. »

Ils croient que la Terre est un tapis de poussière. L’étranger n’est homme que s’il pense à votre façon, êtes vous sûr d’avoir raison ?
Je voudrais faire de vrais hommes de vous. Attaquons l’exercice pour défaire les vains, comme la flèche qui vibre, il faut trouver l’équilibre.

« En vers et contre tout. »

Ce n’est pas très net, mais croyez moi j’ai vu pire. Je vous comblerai d’honneur, trouvant un bon parti, je gagnerai la partie sans être une fille docile.
Je vous offrirai un monde où les princesses sont au jardin du bonheur. Je voudrais vous ouvrir les yeux dans un nouveau monde en couleurs.

« Je n’y crois pas, c’est merveilleux. »

Repoussée, rejetée, publiquement humiliée. J’aime pas être raplapla et j’aimerai les avoir tous à mes genoux.
Histoire qu’on ne croit jamais, deux inconnus rapprochés en secret. Un papillon se pose telle une fleur offerte. Et rien ne se ressemble.

« On va vivre ensemble. Ce qui est à toi est à moi. »


C'est à vous de reconnaître mon inspiration, et je fais un petit clin d'oeil à Lucile, et à Alice... Vous comprendrez pourquoi !
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Samedi 3 mai 2008

Quand je suis née, il a fallu me punir, et j’ai hérité de cette foutue timidité. La connaissez vous ? Cette maladie qui fait rougir vos joues, pâlir vos mots et vous retire tout courage ?

Je suis bien malheureuse aujourd’hui, de ne pouvoir l’enterrer, l’enfouir six pieds sous terre et à jamais l’oublier. Timidité.

 

Timidité. QUE JE TE HAIS !

 

Damare !

 

Quand je le croise et que je sens mes intestins grouiller, que mon ventre palpite, entériné de milliers d’éclats d’obus, je ne peux rien faire que me cacher derrière ce tank.

Timidité, veux tu ma fin ?

 

Aucun remède ne semble effectif, et je me perds dans de sombres rêves qui me baladent vers de jours meilleurs.

 

Un remède à me proposer ?

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Mardi 8 avril 2008

Embarcadère de la paix, sur lequel je me suis embarquée. J’ai oublié mes peines, et j’ai échangé la galère contre un voilier aux blanches voiles, telles des ailes de Colombe rêveuse.  J’ai volé la vedette aux troupes armées de César et je prie pour un monde meilleur.

Existe-t-il réellement ? J’espère et j’ose y croire. Après des années de sombres Abymes, je vogue de nouveau et je m’élance, à la conquête d’une réalité jusqu’à présent cachée.  

N’osant pas se dégager de ce voile impertinent qui obstruait le passage, de ce rideau noir de nuit qui empêchait nos yeux de voir dans le jour ; elle sombrait. Et moi avec. Maintenant, elle rayonne, et le soleil révèle son visage gracieux qui nous manquait à tous auparavant.

            Les tempêtes qui faisaient rage sur l’océan de mes rêves se sont tues à présent, comme anéanties par trop d’espoir que mon cœur puit dégager. Les perles qui coulent sur mes joues ne sont que larmes de gaieté, ou gouttelettes marines égarées.

            Je danse, et sur le pont je rayonne. La vie est belle.


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