Je demeure pensive.
Evasive.
Le silence pèse autour de moi, pas même le vent ne souffle entre les feuilles. Le magnolia ne murmure aucun sentiment. Les oiseaux se sont éloignés avec les vents de l’hiver. On se sent comme auprès d’une froideur macchabée, rappelant les derniers instants des âmes fantomatiques de Charron.
Froide.
Dubitative.
Les cris se réveillent enfin. L’on revient à la vie. Les oiseaux se disputent une place maigre sur les toits gelés par les vents frais. Les feuilles s’entrelacent avec violence sur les branches parsemées de vide translucide. Les bruits agités des souffles glacés sur la nuque des danseurs hébétés par une musique lancinante, comme après le sermon du prêtre sur les corps embaumés des défunts pleurés.
Je demeure douteuse.
Sensible.
Quel drôle de sentiment qui bisque mes entrailles élimées par le temps ?
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