Mercredi 31 décembre 2008

Ca y est.

Ce bonheur que j’attendais depuis si longtemps m’est tombé dessus sans que je ne m’y attende vraiment.

J’ai volé des clés sur un gigantesque pommier, à l’envergure à la fois tendre et protectrice. Elles m’ont ouverte cette porte cochère au bois verni qui me refusé autrefois son entrée.

Aujourd’hui, je suis le bonheur, il m’a montré son chemin et le labyrinthe devient désertique. Les mots me manquent même pour exprimer ce que je ressens. Ils trahiront sûrement la pensée qui est mienne et fait de ma réalité mon rêve.

Je ne l’attendais plus. Il est venu. J’avais cessé toute activité équestre, je me retrouve sur son destrier. J’avais arrêté de croire en l’espoir, voilà qu’il a effacé mon désespoir.

 

Manel va être contente. Je suis « in love ».

 

 

[Kiji wa nisi desu. / rozdział jest zły.]



Publié dans : Rêve - Ecrire un commentaire - Par Abzinthe
- Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 19 décembre 2008

Je suis une voleuse de mots.
Je m'empare d'eux au moment propice, l'air anodin. Je les regarde, les fixe, les observe. Je les cueille, simplement. Je ne leur laisse pas le choix. Parfois, ils m'évitent et s'éclipsent.
Je suis une voleuse de mots.
Avec mon sourire mutin et mes sages manières, je les prends. Je les choisis avec application, et veille sur eux avec attention. Parfois, ils viennent à moi, sans explication et je les emmène.




Je suis une voleuse de mots. Criminelle par goût, dans la passion de l'Ecriture, rue de la Littérature.
- Ecrire un commentaire - Par Abzinthe
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 décembre 2008

On m’a demandée de m’interroger sur un sujet épineux. D’une envergure à la fois terrible et étrange, d’une force mystérieuse.

Le problème est que plus je me penche dessus, et plus il m’apparait difficile, avec une évidence de moins en moins apparente. En soi, il était déjà un sérieux problème et voilà qu’il se complique encore.

Chacun d’entre vous, d’entre nous, a déjà face à l’amour, et nul besoin de me fixer avec vos yeux ronds. Vous pouvez me dire ce que vous voulez, vous aurez tort ! L’amour est un sentiment qui nous rend visite dès notre plus jeune âge. C’est d’ailleurs aussi pourquoi il apparait si compliqué. Il existe tellement de disparités amoureuses, de variances…. Amour maternel. Amour parental. Amour fraternel. Et je ne cite là que les amours possibles dans le contexte familial. L’amour que l’on va porter à nos parents diffère selon que l’on soit une fille ou un garçon, de notre père à notre mère, et pour nos frères et sœurs, c’est encore différent ! Il n’y a qu’un pas à faire pour franchir la ligne de la haine, si proche et si lointaine. Vous n’avez jamais eu l’envie de tuer votre frangin(e) ?

C’est assez surprenant à entendre –et à dire- mais cet amour fraternel est assez proche de cet autre sentiment, appelé « amitié », et qui n’est autre qu’une branche incontestable de l’amour. J’ai souvent appelé mes amis « frérot » et pour quelles raisons à votre avis ? Il me semble que c’est tissé entre nous un lien assez fort pour que l’amitié que je leur porte se change en un amour « fraternel ». Il se pourrait donc que j’en vienne à les haïr ? A désirer leur mettre des gifles, autant pour les réveiller que par désir ?

Et la frontière est toute aussi mince entre l’amitié amoureuse et l’amour amical. Quelle est la différence entre les deux me direz-vous ? L’un est amour caché, l’autre fraternité sincère. Et souvent, le premier se terre au fond de notre cœur, sans pour autant se cacher complètement. Ignoré un temps, il finit par faire souffrir jusqu’à débordement total, et perdition. Les signaux sont nombreux et ne trompent pas : petits gestes épars, attentions bénignes, regards vides. Rien de bien important, et « ça ne veut rien dire ». Surtout pour les principaux concernés, en fait. Ce sont les autres, ceux qui les entourent, qui le remarquent, sans mot dire, avant de tout faire pour que la roue tourne, délicatement.

Et voilà, je me penche sur le sujet, je tente d’éclaircir le tout, et je suis encore plus perdue qu’avant. Le problème est certain, le mystère entier. Après on dit que l’amour « c’est beau ».  Mais comment peut-on trouver beau, une chose incompréhensible ? Est-ce la part mystérieuse qui le rend attrayant ?

 





Publié dans : Réflexion - Ecrire un commentaire - Par Abzinthe
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 8 décembre 2008


Si un jour je te dis ce que j’ai pensé, si je te dis la vérité, me promets-tu de ne pas te moquer ? Si je ne dois t’annoncer rien que la réalité, me promets-tu de ne pas trouver de quoi rire ?

Si ce jour là tu découvres une autre facette de mon personnage, que tu ne connaissais pas, pourrais-tu survivre aux éclats de rire qui s’empareront de toi ?

 

J’ai un personnage bien façonné. Une petite poupée vénitienne, qui se balade dans les rues de la ville humidifiée par les embruns de la mer. Les yeux couleur marine murmurent des douceurs immondes avec une froideur gelée, derrière ce masque auréolé de paillettes bleutées.

Je suis une petite marionnette de la vie, qui déambule simplement dans les rues de la réalité sans même s’interroger sur les vérités que renferme la prison dorée qui nous retient tous. Les cordelettes fines qui tiennent doucement mes membres sont élimées par le temps.

Mes sourires sont blessants, parfois tranchants, et mes blessures restent ouvertes malgré les regards joyeux qui trompent la foule en liesse. Mes gentillesses sont parfois mensongères, alors que l’hypocrisie est l’agaçante horreur qui me sert d’amie.

 

Si un jour je suis à découvert, que mon cœur est mis à nu, me promets-tu de ne pas te moquer de moi ?

Si un jour je suis trempée jusqu’aux os et que le déshabillement est la seule solution pour m’éviter la maladie, me promets-tu de ne pas te moquer de moi ?

Si un jour je suis lasse, sauras-tu m’épauler sans me questionner sur ma véritable identité ?




Publié dans : Réflexion - Ecrire un commentaire - Par Abzinthe
- Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 1 décembre 2008

Souvent, ça me prend, comme ça, d'un pet.

Je me mets à écrire ,et puis ça coule, ça vient tout seul, la plume rédige. Je crois que j'ai une plume intelligente. J'ai de la chance.

Voici mon dernier petit texte en totale impro, ce matin.


 


Je suis juste une rêveuse égarée,
Seulement une princesse des temps nouveaux, aux songes défaits.
Une once de mauvaise chance,
Un soupçon d'insouciance.
Seulement une demoiselle en quête de renouveau.
Je rêve.
J'espère.
Je me parfume à l'espoir, je me maquille au désespoir.
Je m'habille de terreur, je me vêtis de bonheur.
Paradoxe.



Je ne veux pas d'une couronne.

Je veux juste un prince charmant.



Tu crois que ça existe encore ?


 

Publié dans : Rêve - Ecrire un commentaire - Par Abzinthe
- Voir les 4 commentaires - Recommander
Jeudi 20 novembre 2008

?

Je demeure pensive.

Evasive.

 

Le silence pèse autour de moi, pas même le vent ne souffle entre les feuilles. Le magnolia ne murmure aucun sentiment. Les oiseaux se sont éloignés avec les vents de l’hiver. On se sent comme auprès d’une froideur macchabée, rappelant les derniers instants des âmes fantomatiques de Charron.

 

Froide.

Dubitative.

 

Les cris se réveillent enfin. L’on revient à la vie. Les oiseaux se disputent une place maigre sur les toits gelés par les vents frais. Les feuilles s’entrelacent avec violence sur les branches parsemées de vide translucide. Les bruits agités des souffles glacés sur la nuque des danseurs hébétés par une musique lancinante, comme après le sermon du prêtre sur les corps embaumés des défunts pleurés.

 

Je demeure douteuse.

Sensible.

 

 

Quel drôle de sentiment qui bisque mes entrailles élimées par le temps ?

 

Publié dans : Réflexion - Ecrire un commentaire - Par Abzinthe
- Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 17 novembre 2008

Blandine                             [Rêveuse égarée.]             dit :

*Par exemple, l’article neuf de la Constitution japonaise prévoit que « le peuple japonais renonce à la guerre et qu’il ne sera jamais maintenu de force terrestre, aérienne et maritime » ; or, l’on sait que la force armée japonaise est l’une des plus puissantes au monde.

*Il n'y a qu'en droit constitutionnel qu'on peut voir un truc aussi intéressant --'

(F)(*).._-°-_...Marc..._-°-_..(*)(F) dit :

*on leur fout du napalm

 

Toujours aussi pragmatique le p’tit gars (petit, petit, plus grand que moi). La conclusion fut bonne, et la cloche a sonné. Au moins, la vérité est toute tranchée, et la théorie de l’interprétation peut l’appliquer. Vous pouvez choisir d’évaluer le sens des mots et leur donner le sens que vous souhaitez. Si, si, je vous assure ! A qui souhaitez-vous balancer du napalm dans la figure ?

Figurez vous que la première personne qui me vient à l’esprit est ma chargée de TD en droit constitutionnel, et ensuite… peut-être bien cet enfoiré là, pas très loin, pas très proche, mais surtout bien enculé. Je ne citerai pas son nom pour ne pas choquer les petites âmes sensibles, déjà parties en claquant la porte, ou en fermant la petite croix en haut à droite.

                Bref, la fatigue sonne à ma porte, je ferme les yeux, et les rêves viennent. Je m’arrête.

Publié dans : Réflexion - Ecrire un commentaire - Par Abzinthe
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 17 novembre 2008

Dans un grand éla de générosité, je vous fais part de mes récentes études sur "la force des mots."


La force normative vient-elle des mots ?

Paul Valery nous disait que « l’obscurité d’un poème est le produit de deux facteurs, la chose lue et l’être qui l’a lue (…) ».

 

Monsieur Alexandre Viala ouvre les débats en nous apportant la connaissance de son article, à  l’origine de ce séminaire, en compagnie de Michel Troper.

Il se pose la question de l’interprétation, et y répond en deux parties, afin de bien soumettre la question au problème auquel il fait face.

En substance, il apparait que la théorie de l’interprétation nous enseigne que l’interprétation judiciaire est un acte de volonté à proprement parler. De ce fait le juge est libre d’interpréter la norme, et apparait comme un créateur de droit.

En conséquence, la théorie appartient à la tradition empiriste, qui est aussi réaliste. Dans ce cas présent, que fait le juge ? Il fait la loi mais en subit aussi les contraintes. Pour Monsieur Viala cette théorie de l’interprétation contient une part d’idéalisme, de métaphysique, toutefois elle néglige les contraintes sémantiques (la force des mots). Ce néant sémantique, ce  nihilisme est une part d’idéalisme, différente de la réalité normatique, et du paysage linguistique.

La réalité linguistique contraire le nihilisme sémantique sur lequel se base la théorie de l’interprétation. Selon Hobbes, c’est « l’autorité et non la vérité qui fait la loi. » Seule l’autorité va donc trancher.

                La vacuité des mots profite au juge qui n’interprète pas mais décide ; ce qui reviendrait à dire que l’interprétation n’existerait plus. L’article 4 du Code Civil en serait la preuve, puisque le juge qui préfère se taire en dépit d’une décision concrète est accusé de déni de justice. La nature n’a pas d’ordre et l’interprète est livré à lui-même.

                La théorie réaliste est un décisionnisme judiciaire : le juge est seulement un décideur, contrairement au légalisme.

                Les mots ont une force et l’interprète n’est pas le souverain. La langue apparaît comme un artefact qui s’impose d’une génération à une autre, on est donc assujetti. Mais les mots ont leur force dans un contexte énoncé. Il y a aussi un déterminisme linguistique qui provient de la culture elle-même, et le vocabulaire employé joue dans la compréhension de la chose. Par exemple, en français le verbe « pouvoir » a deux signifiés, tandis qu’en anglais, les verbes « may » et « can » sont utilisés. Il est donc plus difficile d’exprimer deux choses différentes avec le même verbe qu’avec deux mots différents. De plus, dans chaque langue se trouvent des intraduisibles, tels que « shadow-cabinet » en anglais, qui signifie le cabinet de l’opposition.

                En conclusion, la théorie de l’interprétation est elle une universalité ignorante de la force des mots ? « Revenons sur Terre », conclue Monsieur Viala.

 

                Le Professeur Michel Troper, à cela, répond que l’accord existe, et que dans l’interprétation (qu’elle soit du droit, de la musique, de la littérature, ou autre), des conventions linguistiques sont. Lorsque nous argumentons, nous présupposons une signification objective ; en dehors de la théorie du droit, qui ne se demande pas comment on interprète au quotidien.

                En droit, il s’avère que la question essentielle est celle du  « sollen ». C’est une idéologie, car si l’interprète fait autre chose que découvrir quelque chose de déjà existant, on peut s’interroger sur sa légitimité. Qu’est ce qui lui permet de créer le droit ? Il doit appliquer la volonté du souverain véritable.

                Qu’est ce que le droit habilite le juge à faire ? Il fait ce qu’il veut avec les mots, et il peut les interpréter en fabriquant leur sens. De ce fait, il existe plusieurs théories réalistes.

En revanche, pour dire que le juge sort du cadre, il faudrait une interprétation objective, inexistante lorsque le même juge est souverain. L’idée du sens objectif n’est pas un présupposé nécessaire car l’interprétation valide l’est d’un seul critère : de qui émane-t-elle ?

                Paul Valery a conclu que n’importe quel lecteur peut interpréter une chose. L’interprétation est donc sans fin puisque tout un chacun va l’interpréter d’une différente manière. En droit, c’est différent, puisque l’interprétation s’achève lorsqu’une décision est prise et qu’elle a des conséquences qui se répercutent par la suite. (Article trois de la Constitution de 1958). Par exemple, l’article neuf de la Constitution japonaise prévoit que « le peuple japonais renonce à la guerre et qu’il ne sera jamais maintenu de force terrestre, aérienne et maritime » ; or, l’on sait que la force armée japonaise est l’une des plus puissantes au monde.

Publié dans : Réflexion - Ecrire un commentaire - Par Abzinthe
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 16 novembre 2008

 
 Audreʏ .  OH MY   .    dit :
*T'es un juke-box à toi toute seule, c'est fantastique =D

 

Merci Audrey. Merci.
C’est étrange, cette sensation de joie lorsqu’on me dit cela.
« Ta culture musicale est impressionnante. » Hé bien, encore un remerciement à faire.
Il est vrai que je passe du Rammstein à Julien Clerc sans scrupule, et que Garou côtoie facilement Marylin Manson. Mais tout de même.

 

      Quand on pense que je refais le monde des heures au téléphone avec Anthony et que la conversation est entrecoupée de soubresauts musicaux, tels qu’Alizée, Lorie, Tokio Hotel ou encore Pierre Perret – NB : Le Zizi-. Peut-être changeriez-vous d’avis. Je vous rassure, ce n’est pas vraiment le genre de musique que j’écoute, mais il est vrai qu’il fut une époque ou 2be3 et Las Ketchup me faisait danser… -Okay, je n’avais pas dix ans encore.-

 

   Audreʏ .  OH MY   .    dit :
*J'savais que t'aimais la musique, & j'ai appris que t'aimais la faire partager, et ça c'est beau (A)

 

Et oui. Cette fille ne dit jamais de mensonges, à croire ! Elle ne s’est pas encore trompée. Mince alors, je croyais être la seule à toujours dire la vérité.



Publié dans : Autre - Ecrire un commentaire - Par Abzinthe
- Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 16 novembre 2008

Le sommeil en berne.
Je ne dors plus. Je ne vis. Je ne mange. Je bois.
Les cris se bousculent.
Les images s’effacent.
Le rêve s’estompe.
Une perte d’espoir. Accoutumance.
Bitte, Bitte, Gib mir Gift.
Die Vögel singen nich‘ mehr.
Je fuis. Je tremble. Je désespère.
La peur au ventre. Les fourmis dans les jambes.
Ach, so schwer.

      Le sommeil ne semble plus vouloir être part de moi. La vie semble me quitter doucement, et la douleur être plus présente chaque jour. L’on me tue à petit feu. Poupée abimée, poupée cassée. La poupée vaudou fait son effet. O ! Malheur !
      Le ventre crispé, les intestins noués, l’envie de vomir chaque pas que je fais. Les yeux pleurent d’eux-mêmes, se révoltent en solitaire. Mes mots seuls subsistent.

Je pleure.
Ohne dich kann nich leben. Ohne dich.

     Il veut m’empêcher d’être heureuse. Il veut me tuer à petit feu. Il veut. Il n’y arrive pas. De déceptions en déceptions. De désespoir en espoir. D’amour en désamour. Un jour je le vaincrai.

 

 

Publié dans : Gueulante - Ecrire un commentaire - Par Abzinthe
- Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Pouet

Lis lis
Avance donc.
Recule.
Crains.
Hurle
C'est moi.

Quel jour ?

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Si toi aussi tu tentais...

Music Maistro !


Découvrez Garou!

Découvrez Alexz Johnson!

Découvrez ????!

Vos réponses

Catégories

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus